Enquête sur l’insertion des jeunes diplômés des grandes écoles
Sur les 184 écoles concernées par l’enquête 142 sont des écoles d’ingénieurs pour un nombre de diplômés (promotion 2006/2007) estimé à 42 000. 111 écoles d’ingénieurs et plus de 19 000 élèves ingénieurs ont répondu à l’enquête.
Malgré un contexte économique mondial difficile et "des indicateurs généraux en bern", cette seizième enquête confirme un marché de l’emploi favorable aux jeunes diplômés des grandes écoles. L’enquête confirme ainsi la position de Jobingénieur et d’une majeure partie des experts en recrutement, voir notre article "pas de pénurie de cadres en vue (26 Juin 2008)" - démontrant comment le contexte national et les départs à la retraite équilibreraient les ressources et les besoins en matière d’emplois cadres d’ici à 2015.
Les ingénieurs nouvellement diplômés
La CGE annonce un taux net d’emploi proche de 90%, un délai de recherche d’emploi toujours plus court et des contrats et des statuts pérennes.

L’enquête révèle des chiffres intéressants sur l’insertion des diplômés ingénieurs. Au 1er janvier 2008, le taux net d’emploi s’élevait à 89,4% pour ces derniers. Le salaire brut moyen annuel des jeunes diplômés ingénieurs (promotion 2007) serait de 32 800 euros.
72% des ingénieurs nouvellement diplômés seraient en activité professionnelle, avec seulement 8,6% en recherche d’emploi. Les autres sont en poursuite d’études ou réalisent un volontariat international. Le chiffre des nouveaux diplômés en recherche d’emploi est en forte baisse. Ils étaient 25% dans ce cas au regard de l’enquête 2004 et 16% en 2006.
L’emploi des jeunes ingénieurs serait-il un long fleuve tranquille ? Non. Quelques données viennent assombrir le tableau. En matière de recrutement des jeunes diplômés des grandes écoles en France, la différence de traitement entre les hommes et les femmes perdure à des niveaux alarmants :
- 7% de plus d’ingénieurs diplômés femmes en recherche d’emploi,
- 8,8% de salaire brut en moins pour les ingénieurs diplômés femmes.

Seulement 72% des femmes diplômées d’une école d’ingénieurs sont en CDI contre 84% chez les hommes. 95% des hommes ont un statut cadre contre seulement 88% des femmes. "Il n’est pas digne de nos sociétés actuelles de tolérer qu’un écart se creuse à cet égard entre les diplômés et les diplômées. Face à ce constat, il nous paraît vital que l’ensemble des acteurs prenne conscience que ces différences ne peuvent perdurer". Jobingénieur espère que les recruteurs en prendront acte pour que cette tendance s’oriente rapidement vers l’équilibre.
En matière de mobilité, il est intéressant de noter que 15% des élèves ingénieurs partent travailler à l’étranger dont 21% d’hommes contre 12% de femmes. Les femmes travaillent plus en région (51% contre 44% des hommes) et moins sur la région parisienne (44% des hommes en Ile de France contre 38% des femmes). Savent-elles mieux vivre ? Les postes en Ile de France sont-ils encore plus discriminants ? A vous d’en juger en parcourant les résultats de l’enquête.
Un autre point négatif porte sur les salaires des jeunes diplômés recrutés en France : 32 800 euros de salaire brut annuel pour les ingénieurs diplômés en 2007. Si ce chiffre représente une hausse de 1.9% par rapport à 2006, le niveau des salaires perçus à l’étranger serait de 15% à 20% supérieur ! Ce n’est pas nouveau la France est timide sur le recrutement des jeunes et le niveau de salaire. Les ingénieurs peuvent peut-être espérer que la conjoncture tire les salaires à la hausse.
Pour plus de données sur les salaires, les secteurs d’embauche ou encore les fonctions des ingénieurs nouvellement diplômés, consultez les résultats de l’enquête de la CGE (Format PDF).
Lire l'article complet sur le site emploi des ingénieurs.
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